Vous avez dit transplantation fé…. Quoi ?
FECAL !!  Est-ce une blague?    Cela sert à QUOI ?

Non ce n’est pas une blague, c’est même une thérapie faite de nos jours en milieu hospitalier par la médecine conventionnelle occidentale, la transplantation fécale ce n’est pas nouveau ! Et CA SAUVE DES VIES.

La diarrhée mécanisme naturel pour nous débarrasser de toxines et/ou parasites dans le tube digestif. La plupart du temps cela se résout tout seul en 2 à 4 jours, en suivant quelques conseils élémentaires d’alimentation, minimisant la déshydrations et la perte en électrolytes (sels minéraux).
Par contre, lorsqu’elle devient récurrente et aiguë, elle est le symptôme d’une pathologie. Ce symptôme est responsable de +150.000 hospitalisations par an, C’est la 5ème cause de mortalité dans le monde et affecte 11% de la population.

La pathologie déclenche une réponse systématique du corps médical occidental…. Dans l’article : ledamed.org on peut lire : “Le traitement antibiotique n’est pas toujours nécessaire. Il doit être guidé, si possible, par la mise en évidence de l’agent pathogène. Il est indiqué dans certaines conditions, notamment un tableau clinique grave, un syndrome dysentérique, ou la présence de certains pathogènes. Son but est d’abréger l’évolution des symptômes, de limiter le risque de dissémination et d’éviter les complications en cas de bactériémie….. Les diarrhées infectieuses sont observées dans 30 % des cas, au cours de traitements antibiotiques. La plupart du temps, elles sont bénignes, mais dans certaines circonstances, les perturbations de l’écologie de la flore intestinale induites par l’antibiothérapie permettent l’émergence d’agents infectieux pathogènes dont le plus important est le Clostridium-difficile. C’est le démarrage d’un cercle vicieux…

Pour les patients atteints, il est important de savoir que l’accroissement du taux d’infections observé ces dernières années concerne : les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes, les personnes âgées ayant de lourds antécédents de maladies, mais également les personnes jeunes en bonne santé, ainsi que les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.

La Transplantation de Microbiote Fécal (ou TMF dans le jargon médical) est une technologie pleine d’avenir et pas seulement que pour la diarrhée.

Dans cet article nous allons traiter :

  • De l’origine à nos jours :
    • Dès le IV siècle
    • Depuis de début du XX siècle
    • Nos croyances…sont-elles de la « crotte » ?
    • Le devenir
  • Les risques de ne pas envisager cette thérapie dans les situations graves ou récurrentes :
    • Les effets indésirables des antibiotiques
    • L’aggravation du problème
    • Quand y avoir recours?
    • L’auto-transplantation
  • La transplantation Fécale :
    • Les techniques de transplantation
    • Sélection des donneurs et préparation du greffon
    • Préparation du receveur
    • La greffe
  • Pour aller plus loin : des références

 De l’origine à nos jours

Dès le IV siècle

On retrouve cette thérapie dans la médecine traditionnelle chinoise dès le IV siècle. Le médecin, alchimiste, philosophe Ge Hong préconisait pour le traitement des diarrhées récurrentes, une solution sous le nom de « soupe jaune ou soupe dorée ». Et oui, encore la médecine traditionnelle, et de surcroît Chinoise. Comme quoi, nos médecins ont encore beaucoup à apprendre des médecines traditionnelles et du passé…

Depuis le début du XX siècle

C’est à la fin du 20ème siècle que le Dr Thomas J. Borodoy avec son équipe à Sydney, développe la première transplantation fécale, pour la colite pseudomembraneuse due à la bactérie Clostridium-difficile. Son développement est dû à la prise d’antibiotique, qu’on traite souvent par des antibiotiques… D’où un cercle infernal…

Cette approche n’était pas nouvelle car elle était utilisée dans l’élevage animal depuis longtemps, principalement pour prévenir la salmonellose chez les poulets. Cette maladie est transmissible à l’homme par ingestion de produits alimentaires contaminés (viande, lait,..), créant des diarrhées sévères, fièvre, crampes abdominales, déshydratation, pouvant aller jusqu’à la mort.

Ces dernières années, des études sur le sujet, ainsi que des résultats cliniques encourageants, font de la transplantation un traitement plutôt prometteur. Différentes études sont actuellement menées à travers le monde afin de mieux comprendre le fonctionnement. D’autres études ont été menées, mais le traitement demeure marginal et ne fait pas encore l’objet d’un consensus au sein de la communauté scientifique, bien que… mais nous verrons cela plus loin dans l’article.

Son efficacité a tout de même été démontrée lors d’essai clinique dès 1990 un peu partout dans le monde avec des taux de réussite équivalents ou supérieurs aux antibiotiques sans les effets secondaires. Une des dernières publications en date de 2013 par une équipe des Pays Bas fait mention de l’obtention d’un taux de guérison grâce à la transplantation qui était de trois à quatre fois supérieures à la prise de vancomycine, l’antibiotique testé en comparaison. Le taux de succès de la greffe fécale pour enrayer la bactérie est d’environ 90 %.

Nos croyances…sont-elles de la « crotte » ?

Nous venons de voir que contrairement à nos apriorisme sur nos excréments que nos selles possèdent des vertus insoupçonnées, surtout chez les jeunes sujets. Elles peuvent être utilisées pour combattre l’infection à Clostridium (150 espèces pathogènes et non pathogènes), au sein du microbiome (appelé également : microflore intestinal) qui contient de bonnes et de mauvaises bactéries et des recherches sont en cours.

Il est démontré que notre microbiome perd de sa diversité avec l’âge principalement au niveau de ce qui nous est utile au profit de la partie pathogène. Ce qui nous expose plus facilement aux maladies.
Des expériences cliniques ont été faites sur un très joli petit poisson choisi pour sa durée de vie très courte (quelque mois) : le « Nothobranchius furzeri » (ou Killi Turquoise de nos aquariums) avec un microbiome aussi diversifié que l’humain ou les souris. Sur des sujets âgés, on a retiré les bactéries fécales puis fait un transplant fécal provenant de jeunes sujets. On a alors observé une augmentation moyenne de la durée de vie de 41%.

Encore une fois, notre corps est UN TOUT et doit être approché de manière holistique.
Ne regardons plus nos « crottes » comme de la « merde » (du latin merda signifiant fiente, excrément).

Le devenir

Un groupe de chercheurs (parution The NEW ENGLAND JOURNAL of MEDICINE February 5th, 2013) faisant une étude avec un groupe témoin sous placebo déclare : « est tellement efficace que les chercheurs arrêtent l’étude plus vite que prévu, parce qu’ils jugent immoral de refuser la transplantation au groupe de contrôle ».

Efficacité confirmée par

  • une étude de 2015 parue a l’US National Library of Medicine
  • un groupe français TMF conduit par le Dr Mosca de l’hôpital Robert Debré à Paris, soutenu par 5 laboratoires qui a publié en 2017 un très court rapport mentionnant 150 recherches actuellement en cours et des résultats très prometteurs et pas uniquement sur le système digestif mais également en ce qui concerne la neurologie
  • L’hôpital Saint-Antoine à Paris, teste la technique sur la maladie de Crohn pour limiter l’usage d’un cocktail explosif d’anti-inflammatoire, cortisone, stéroïde, immunosuppresseur et antibiotique
  • Un rapport positif pour combattre les effets de la malnutrition revue US Science
  • Même sur l’autisme des enfants, une expérience a démontrée une réduction de 22% de l’autisme après 8 semaines de traitement. The Ohio State University « Doctor-reported symptoms (from the Childhood Autism Rating Scale) decreased by 22 percent at the end of treatment and 24 percent eight weeks after treatment ended compared with ratings at the start of the study.”

Devant ces faits prouvant, des états comme la France, les États-Unis, les Pays-Bas, la Belgique… où les autorités sanitaires ont strictement encadré la transplantation fécale et lui ont donné le statut de médicaments. Seuls les hôpitaux et pharmacies ont le droit de faire cette transplantation.

Aux Pays-Bas et aux États-Unis il existe des banques assurant la collecte, la préparation et la conservation de la matière fécales.
En Belgique, le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) recommande l’utilisation de cette technique dans le cas de récidive de la Clostridium-difficile et le remboursement pour les cas de contre-indications démontrées à d’autres traitements.

Nos crottes c’est de l’or en barre et les laboratoires ne s’y trompent pas !
Ils en font des banques de conservation

Les risques de ne pas envisager cette thérapie dans les situations graves ou récurrentes

Les effets indésirables des antibiotiques

Les antibiotiques et autres médications, bien que recommandés pour lutter contre certaines maladies autres que la diarrhée, peuvent avoir des effets dévastateurs sur l’équilibre du corps favorisant l’émergence et le développement de bactéries pathogènes intestinales.
Ces bactéries génératrices de la diarrhée sont, à leur tour, responsables d’hospitalisations (voir l’introduction de l’article) par déshydratation, vomissements, céphalées, pouvant aller jusqu’à la contamination du sang et des cas d’infections rénales, voir même infections articulaires et osseuses.

Et le traitement de ces infections est de plus en plus compliquées puisque les bactéries résistent de plus en plus aux antibiotiques et autres médicaments.

Pourtant, beaucoup de ces bactéries pathogènes se retrouvent déjà résidentes dans le système digestif pour environ 5 % de la population, et dont la plupart restent sans danger chez les personnes en bonne santé.

Alors que se passe-t-il ?

L’arrivée d’un problème de santé, même léger, nécessitant des antibiotiques de plus en plus fort provoquent de plus en plus un déséquilibre de la flore intestinale en éliminant également les bonnes bactéries, nécessaire entre autre au processus de digestion, laissant la place au développement de bactéries pathogènes résidentes et « en sommeils ».

L’aggravation du problème

Ce phénomène est d’autant plus visible par la santé publique que l’on observe depuis ces dernières années une élévation du taux d’infections intestinales suite à un traitement antibiotique. Qui n’a pas eu une diarrhée après un traitement aux antibiotiques ?

Les personnes concernées sont principalement les immunodéprimés, les femmes enceintes, les personnes âgées ayant de lourds antécédents de maladies ou les personnes hospitalisées (N’avez-vous jamais entendu d’une personne dire : « j’ai choppé cette vacherie à l’hôpital » ?)

Mais également, des personnes jeunes en bonne santé, ainsi que des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.

Par conséquence, en cas de diarrhée récidiviste, il faut envisager l’éventualité d’une infection bactérienne intestinale, ayant toujours des possibilités de dégénérer. Après une récidive de l’infection, le risque de nouvelle récidive augmente. Chaque nouvelle récidive accroît le risque que le prochain traitement aux antibiotiques n’apporte pas de guérison durable.

Quand avoir recours à la TMF?

Faisons d’abord une petite mise en contexte

Au regard strictement « scientifique » de la médecine occidentale, la prudence est de mise par la corporation en charge de la santé publique surtout depuis le scandale du sang contaminé (1980 à 1990) qui a vraiment éclaté en 1991 grâce à la presse (Anne-Marie Casteret : l’Évènement du jeudi). Les autorités sanitaires sont donc très prudentes et la TMF est encore aujourd’hui considérée comme une médecine d’exception. Les hautes autorités ne veulent pas reproduire leur grave faute professionnelle qui a valu de la prison a plusieurs d’entre eux.

Mais les choses évoluent !

Les médecins sont généralement des personnes possédant beaucoup d’humanité, du sens des responsabilités et du devoir face aux maux et à la souffrance de leur patient. Il sont hélas trop souvent  impuissant face à la résolution de la maladie. Ils sont souvent conscient que la vaccination et les antibiotiques ne sont pas des panacées et ils recherchent de plus en plus d’autres solutions dans les médecines dites parallèles, traditionnelles, quantiques ou holistiques. De plus, la recherche sur le sujet de la TMF est très active et les preuves s’accumulent avec des dizaines de parution.

Si aujourd’hui,

  • Vous êtes une personne immunodépressive, ayant des antécédents de maladies lourdes ou ayant suivi de multiples traitements à base d’antibiotiques ou de corticoïdes pour toutes sortes de pathologies.
  • Vous souffrez de diarrhée chronique, plusieurs fois par an ou par mois ou que vous avez régulièrement des ballonnements, des crampes abdominales, des intolérances alimentaires nouvelles, et qu’aucun traitement n’a eu d’effet durable sur vous, alors il est sans doute temps de penser à la TMF.

Si vous avez une diarrhée et qu’au bout de 2 à 4 jours ce n’est pas résolu, ou que cela devient régulier consulter votre thérapeute, naturopathe, homéopathe, pharmacien, médecin qui trouvera dans la plupart du temps d’autres solutions que le prise d’antibiotiques.

Surtout si vous constatez du sang dans vos selles.
N’ATTENDEZ PAS ! Consultez

Rencontrez votre médecin allopathique ou homéopathique, naturopathe, expliquez lui en détail vos symptômes et votre « souffrance » et depuis combien de temps cela dure. Si ce n’est déjà fait, demandez-lui, voire même exigez !, une analyse sur un large spectre de vos selles avec une recherche de virus, bactéries, parasites (tel que l’amibe) et parlez-lui de la TMF. Normalement il a déjà dû en « entendre parler », si ce n’est pas le cas conseiller lui de lire notre article.

Si votre thérapeute refuse pour divers raisons et que vous souffrez depuis des mois de diarrhées récidivistes, n’oubliez pas que vous êtes responsable de votre santé !

N’hésitez pas à consulter d’autres thérapeutes.

L’auto-transplantation

Une autre situation à laquelle vous pouvez être confrontée et de devoir avoir recours à la TMF, est la conséquence d’une opération chirurgicale lourde qui a nécessitée une longue période d’hospitalisation ainsi que de haute dose d’antibiotique et autres pharmacopée.

Dans ce cas-là vous pouvez envisager, surtout si vous êtes un sujet jeune et après tous les contrôles d’usage, une AUTO-TRANSPLANTATION au même titre que l’on fait de l’autotransfusion sanguine, c’est-à-dire être donneur et receveur. Tout le protocole de TMF devra être exécuté : validation du donneur, préparation du greffon qui sera conserver pour l’après intervention chirurgical.

Parlez-en à votre chirurgien

Mais surtout, NE LE FAITES JAMAIS PAR VOUS MÊME SANS LE SUPPORT D’UN ENVIRONNEMENT MÉDICALE

La transplantation Fécale

Cette technique n’est pas une panacée. Même vieille de plus de 1,700 ans et avec des preuves évidentes d’efficacité, le corps médical occidental ne la recommande que dans des cas extrêmes sous le terme de la Transplantation de Microbiote Fécal ou TMF dans le jargon médical.

Les techniques de transplantation

Entre la technique ancestrale du IVème siècle avec la soupe jaune et les pilules des laboratoires modernes, il s’est écoulé plus de 1.700 ans dont 1,500 de stagnation. Le savoir et les techniques d’acquisition du savoir ont évoluées de façon exponentielle et c’est la médecine moderne et occidentale qui nous permet de mieux comprendre en s’améliorant, à conditions qu’elle ne s’enferme pas dans un dogmatisme !

Le concept de base de la TMF, sur le principe de la soupe jaune, est toujours le même : remplacer la matière fécale polluée par une matière fécale saine provenant d’un donneur sain sur un malade. Et elle n’a pas évoluée dans son principe !
Dans son mode initial cela consistait à faire sécher de la matière fécale d’un donneur supposé sain et de la diluer avec un liquide pour que le patient puisse le boive jusqu’à sa guérison. Avouons que c’est peu ragoutant ! Et avec beaucoup de risques sanitaires ! À l’époque presque rien ne permettait d’assurer que le donneur n’était pas un porteur de bactéries, ou parasites en dormance pouvant se réveiller chez le nouvel hôte.

Sélection des donneurs et préparation du greffon

Aujourd’hui, avec les méthodes d’analyse et d’inspection par microscope avec les banques de TMF, le risque est grandement réduit et contrôlable.

Les donneurs doivent répondre à certains critères très stricts selon un protocole semblable au don d’organe : vérification VIH, Hépatite B et C, comportement sexuel, consommateur de drogue, tatouage de moins de 6 mois, prison, historique de diarrhée, maladie inflammatoire, cancer, parasites (une personne sur 3 serait porteur d’un parasite), etc.

Donc une personne certifiée SAINE selon les connaissances actuelles de la médecine et de la moralité.

Le donneur est préférablement un proche, mais c’est sans obligation.
Le greffon peut être

  • introduis frais solide ou liquéfié. Dans ce cas, la transplantation doit se faire dans un délai de moins de 6 heures.
  • figé c’est-à-dire gelé a -80C, filtré, standardisé en concentration bactérienne ainsi que taillé et poli. Il peut-être conserve plusieurs semaines pour une seconde, voire une 3ème transplantation si nécessaire. Avantage : il n’y pas d’odeur !!!
  • La Gélule fécale : standardisé en concentration bactérienne, mélangé à un liquide cryogénique, encapsulé et gelé a -80C

Préparation du receveur

Les antibiotiques devront être stoppés quelques jours avant la greffe et un premier lavement de l’intestin est réalisé. Le patient est mis à une diète liquide avec laxatifs. La veille il reçoit un lavement pour évacuer toute la matière fécale afin de retirer les éléments pathogènes. On donne également au patient des inhibiteurs pour ralentir, voire bloquer le transit intestinal, le temps que le greffon imprègne l’intestin et que les nouvelles bactéries commencent à se développer.

La greffe

  • Dans le cas de la gélule c’est très simple : il suffit d’une prise orale du nombre de gélules prescrit par le médecin
  • Par endoscopie pour les greffons frais ou figés : ils sont introduit à l’aide d’un endoscope a injection direct au début du colon où on dépose le greffon.
  • Le greffon frais et liquéfié : il est mélangé à une solution saline, puis filtré, laissant ainsi un liquide marron. Il est ensuite injecte comme un lavement. Il semblerait que cette technique soit la plus prometteuse.

Pour aller plus loin

Voici quelques références pour aller plus loin dans votre connaissance :
• ANSM : La transplantation de microbiote fécal et son encadrement dans les essais cliniques
• ANSM : Rapport sur la transplantation du microbiote fécal et son encadrement dans les essais cliniques (20/03/2014)
• SB Debast MP Bauer EJ Kuijper European Society of Clinical Micro-biology and Infectious Diseases : Update of the treatment – guidance document for Clostridium-difficile infection. Clin Microbiol Infect 2014
• NCBI : Recurrent Clostridium-difficile, colitis: case series involving 18 patients treated with donor stool administered via a nasogastric tube.
• Oxford Academic : Recurrent Clostridium,difficile, Colitis: Case Series Involving 18 Patients Treated with Donor Stool Administered via a Nasogastric Tube
• The Lancet : Non-pathogenic Escherichia coli versus mesalazine for the treatment of ulcerative colitis: a randomised trial
• Maladie de Crohn

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